| Category |
Albums |
Files |
| La Collection Raquez.La collection Raquez, éditée par les Imprimeries Réunies de Nancy , présente au travers de 6 albums une des plus importante et plus célèbre série de cartes postales sur le Laos de la fin du 19éme et début du 20 éme siécle.Alfred Raquez (1865-1907), journaliste, écrivain et photographe a parcouru les territoires de l'Ex-Indochine et de Chine pendant plus de sept ans,il utilisa durant cette période un appareil photographique de marque Verascope Richard équipé d'objectifs Zeiss et plaques Guilleminot qui lui permirent de réaliser 3000 positifs sur verre jusqu'en 1903. Cet appareil, a pris un bain d'une heure dans un rapide du Mékong et n'est pas rentré en France. Comme on peut le constater cette collection n'est qu'une infime partie de la production photographique d'Alfred Raquez. Il reste à savoir que sont devenues ces plaques et existe t'il un inventaire de tous ces clichés ? Dans cette galerie divisée en 6 albums sont présentées une grande partie de la collection Raquez sur le Laos lorsqu'elles ont été trouvées, les variantes sont aussi présentées (légende rouge, légende noire,"isobromure"et cartes colorisées) On peut estimer la date de la premiére présence de Raquez en Indochine au alentours de 1898. Actuellement la collection Raquez présentée sur ce site est incompléte, il manque sept cartes réparties dans trois séries(série A; série C; série F.),mais si vous voulez toutes les admirer, rendez vous sur le site de l'Association Internationale des Collectionneurs de Timbres - Poste du Laos AICTPL , Phillipe Drillien, Dominique Tallet et Mario Gonzalez ont à eux trois réunis l'intégralité de cette collection et la présente sur ce trés beau et instructif site consacré à la Philatélie Lao. A propos des Imprimeries Réunies Nancy qui ont éditées ces séries Raquez C'est en juin 1898 que Bergeret installe à Nancy son premier atelier de phototypie. - en 1900, 65 ouvriers y travaillent sur 17 presses qui produisent 25 millions de cartes postales - en1901 : 30 millions de cartes. - en 1905 : Bergeret fusionne avec Humblot et Helminger. Les Imprimeries Réunies produisent alors 90 millions de cartes annuellement. - en 1909 : la production annuelle nancéienne atteint 100 millions soit presque le quart de la production nationale ! Les Imprimeries Réunies imprimaient à elle seules 500 000 cartes postales par jour. - de 1900 à 1930 la production des seules imprimeries de Nancy atteint 3 milliards de cartes. ©Coll Cabiddu Didier payslaojadis |
|
6 |
178 |

|
| Claude et Cie, Editeurs, SaïgonLa Maison Claude et Cie a éditée une belle série de cartes postales sur le Laos,celle-ci est divisée en trois sous-séries (Laos,Haut-Laos,Bas-Laos)cette présentation respecte ce classement. Ces cartes sont à "dos simple, avec la traduction en Chinois des mentions postales. Certaines cartes existent en version colorisée, si elles existent ces deux versions sont présentées. Quelques erreurs de légendage seront signalées, on regrette simplement le manque de précision dans le légendage pour situer des monuments aujourd'hui disparus . ©Coll Cabiddu Didier payslaojadis |
|
3 |
83 |

|
 | Collection de l'Union Commerciale Indo-ChinoiseCette collection nous présente les clichés pris par De Sesmaisons. Ce photographe,a sillonné les régions de l'ex Indochine et nous a laissé une importante série de vues sur le Laos, De Sesmaisons était présent lors du couronnement de Sisavong Vong Roi de Luang-Prabang. ©Coll Cabiddu Didier payslaojadis
|
|
3 |
314 |

|
|
18 |
230 |

|
|
|
2 |
13 |

|
|
2 |
14 |

|
|
2 |
18 |

|
|
2 |
5 |
|
|
|
Missions Etrangères de Paris.
|

|


|
|
Les missions étrangères de Paris 1649-2005
L'histoire de la Société des Missions Etrangéres de Paris commence en 1649 par l'arrivée à Rome d'un missionnaire jésuite, le P. Alexandre de Rhodes.
Après avoir fait plusieurs séjours au Tonkin et en Cochinchine de 1624 à 1645, Alexandre de Rhodes en a été expulsé comme bien d'autres missionnaires étrangers. Ce missionnaire zélé a compris alors que les jeunes communautés chrétiennes, restées sans pasteurs, ne pourraient subsister sans prêtres autochtones. Il vient donc à Rome plaider pour l'envoi dans ces pays d'évèques qui auraient la responsabilité de promouvoir un clergé indigène, en mesure d'assurer le soin des fidèles, et seul capable de survivre en temps de persécution.
A cette époque, et surtout depuis la création de la Congrégation de la Propagande (1622) la papauté est animée d'un profond désir de favoriser l'action missionnaire. Le Saint-Siège entend aussi reprendre la direction des missions dans les "terres nouvellement explorées", dont le monopole a été accordé au Portugal et à l'Espagne par le pape Alexandre VI, depuis le traité de Tordesillas (1494). Aussi accueille-t-elle avec intérèt les propositions d'Alexandre de Rhodes. Mais la Congrégation n'a ni soutien ni ressources, et les papes hésitent encore à prendre des initiatives, susceptibles d'entrainer un conflit avec l'Espagne ou le Portugal.
En 1653, Alexandre de Rhodes va porter son message en France. Sa plaidoirie pour l'envoi d'évêques en Asie est entendue et remporte un franc succés prés du clergé de Paris. Il trouve même des volontaires parmi les jeunes ecclésiastiques de l'Aa (Association d'amis). Les membres de la Compagnie du Saint-Sacrement, qui depuis longtemps désirent collaborer � l'oeuvre missionnaire, décident de leur côté de mettre leur influence et leurs ressources au service de ce beau projet.
Des suppliques sont adressées aux papes Innocent XI et Alexandre VII. Des évêques et des laïcs de France interviennent. Une dernière démarche de la Compagnie du Saint-Sacrement et de l'Aa finit par convaincre les cardinaux de la Propagande. Quatre évèques sont nommés, avec le titre de vicaires apostoliques : Mgr François de Laval Montmorency, Mgr François Pallu, Mgr Lambert de La Motte et Mgr Ignace Cotolendi.
L'un d'eux, Mgr François de Laval Montmorency, est envoyé comme vicaire apostolique au Canada. Il participe à la fondation du Séminaire des Missions Etrangères, mais plus tard la Mission du Canada sera amenée � fonctionner indépendamment de la Société des Missions Etrangères de Paris.
Les trois autres vicaires apostoliques partent vers l'Asie : Mgr François Pallu, comme vicaire apostolique du Tonkin et administrateur des provinces de Chine limitrophes du Tonkin, Mgr Pierre Lambert de la Motte, comme vicaire apostolique de la Cochinchine et administrateur des provinces méridionales de la Chine, Mgr Ignace Cotolendi, comme vicaire apostolique de Nankin et administrateur des provinces orientales de la Chine, de la Tartarie et de la Corée. Ces vicaires apostoliques sont considérés comme les véritables fondateurs de la Société des Missions Etrangéres.
Avant leur départ pour leurs missions respectives, les vicaires apostoliques reçoivent du pape Alexandre VII, dans l'Instruction de 1659, des directives trés précises qui peuvent être ramenées à trois chefs : 1. créer un clergé autochtone aussi nombreux et aussi bien formé que possible. - 2. s'adapter aux moeurs et coutumes du pays, en évitant de s'ingérer dans les affaires politiques. - 3. ne prendre aucune décision importante sans en référer à Rome.
Mgr Lambert de La Motte quitte la France en juin 1660. Mgr Cotolendi en juillet 1661 et Mgr Pallu le 3 janvier 1662. Chaque évêque est accompagné de prêtres et de laïcs. Ils sont, en tout, 17 missionnaires à quitter la France pour l'Asie. Huit vont mourir en route, y compris Mgr Cotolendi qui sera inhumé sur le rivage oriental de l'Inde. Et c'est seulement après un voyage de plus de deux ans que les survivants vont atteindre Ayuthia, au Siam, l'un des rares endroits où des étrangers peuvent alors débarquer en sécurité.
Après les dangers et les embuches du voyage, de nouvelles difficultés les attendent dés leur arrivée. Les vicaires apostoliques sont supposés exercer leur autorité sur tous les missionnaires résidant dans les territoires qui leur sont confiés. Mais les religieux, qui ont jusqu'alors exercé leur travail apostolique dans le cadre du patronage portugais, n'ont pas été informés de ce changement dans leur statut. Cette situation sera source de conflits déplorables pendant de nombreuses années, avec des conséquences désastreuses sur l'activité missionnaire.
Si surprenant que cela puisse paraître, la Société des Missions Etrangéres de Paris a fonctionné pendant plus de quarante ans sans document écrit régissant son organisation interne. Le premier réglement est rédigé en 1710. On y rappelle les objectifs principaux de la Société : elle est une association de prêtres diocésains, incardinés dans leur diocêse d'origine et mis à la disposition de la Propagande, pour aller travailler en mission sous l'autorité des vicaires apostoliques. On y souligne aussi la nécessité pour chaque missionnaire de tendre résolument vers la sainteté. Les vicaires apostoliques dirigent alors la Société de façon collégiale. Chacun d'entre eux a un procureur à Paris. Ces procureurs ont pour charge de pourvoir les vicariats en missionnaires et de trouver les fonds utiles à la bonne marche des missions.
Un changement important intervient en 1840. Jusqu'alors les candidats missionnaires étaient tous prêtres. Désormais on acceptera des séminaristes, qui seront incardinés dans la Société. Après la promulgation et l'entrée en vigueur du nouveau Droit Canon, en 1917, la Société des Missions Etrangères perd son caractère d'association de prêtres diocésains, mis à la disposition de la Propagande, et devient pratiquement une sorte de congrégation composée de prêtres séculiers. Suite à cette réforme, les membres de la Société vont élire un supérieur général et voter leurs constitutions.
Le champ de travail de la Société des Missions Etrangères s'est peu à peu agrandi au cours des siècles. Aprés le Siam, le Tonkin, la Cochinchine, le Cambodge et quelques provinces de Chine, le Saint-Siége demande aux prêtres des Missions Etrangères, en 1776, de remplacer les Jésuites dans le sud de l'Inde. En 1831, le Pape Grégoire XVI confie à la Société la Corée et le Japon; en 1838, la Mandchourie; en 1841, la Malaisie; en 1846, le Tibet et l'Assam. En 1849, les Missions Etrangères reçoivent du Pape Pie IX trois autres Provinces de Chine et, en 1855, la Birmanie. Enfin, en 1952, le Pape Pie XII demande à la Société de prendre en charge le nouveau diocése de Hualien, à Taiwan.
Pendant la période contemporaine, les missionnaires étrangers ont été expulsés de plusieurs pays, successivement de Chine, de Birmanie, du Vietnam, du Cambodge, du Laos. La Société des Missions Etrangères a été contrainte de redistribuer son personnel. Certains missionnaires ont dû rester en France à cause de leur âge ou pour des raisons de santé. Les autres sont repartis vers de nouveaux territoires, venus s'ajouter aux champs d'apostolat traditionnels : à Madagascar, à l'Ile Maurice, en Indonésie, en Nouvelle Calédonie
Depuis le XVIIe siècle, la Société des Missions Etrangères de Paris a envoyé en Asie près de 4.500 prêtres. Elle n'en compte plus maintenant que 379. Fidéle à sa mission malgré des effectifs réduits, elle continue, aujourd'hui comme hier, de servir les Eglises qu'elle a contribué à fonder. Base de départ pour les nouveaux missionnaires, le Séminaire de la rue du Bac est devenu aussi, récemment, un centre d'accueil pour les prêtres-étudiants asiatiques.
(Sources site internet des Missions Etrangères de Paris)
archives des M-E-P
©Coll Cabiddu Didier payslaojadis
1 files, last one added on Apr 17, 2005
|
|
|
|

|